Mare aux hippopotames – Burkina Faso


Une zone humide riche de biodiversité
Un lac en piteux état
Un ruisseau hier… un lac aujourd’hui

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Une zone humide riche de biodiversité

Hippopotame et hérons dans la Mare

C’est un bel endroit, la réserve de biosphère de la Mare aux hippopotames ; un lac et un écosystème de mangrove dans lequel vont et viennent une soixantaine d’hippopotames.

Mais comme dans l’ensemble des aires protégées (parcs, zones de chasse…) africaines, la population riveraine a été exclue de la réflexion et de la participation à la gestion des ressources naturelles jusqu’à une période récente.

Mais depuis plusieurs années, la politique de décentralisation de l’état burkinabé pousse – doucement – la formation et l’implication des populations dans la préservation de la biodiversité au quotidien. Et sur l’ensemble des programmes de la Mare aux Hippopotames, l’organisation de la pêche semble être une réussite.

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Un lac en piteux état

L’azzola africana, plante invasive et gourmandise des hippopotames

Depuis le premier classement de la forêt qui entoure la mare, en 1937, le braconnage bat son plein, beaucoup d’animaux sauvages, comme les buffles, ont disparu. Les animaux ont donc toutes les raisons de fuir à l’approche de l’homme : « on pouvait marcher longtemps sans croiser un cob de Buffon ou un hippotrague », dit-on à Bala, un village au bord de la réserve.

Même la pêche se portait mal : les pêcheurs remontaient de moins en moins de poissons, et de plus en plus petits.

Seuls, les hippopotames ont été préservés au fil du temps : ils sont depuis toujours l’objet d’un culte de la part des villageois.

Et c’est une chance, car ils sont importants pour l’écosystème : d’un côté, les poissons se nourrissent de leurs déjections, de l’autre les hippopotames sont gourmands des plantes envahissantes, comme l’azzola africana qui menace régulièrement de refermer la mare.

 

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La mangrove à la saison des pluies


Un ruisseau hier… un lac aujourd’hui

La Mare ressemble aujourd’hui à un lac mais cela n’a pas toujours été le cas. Jusqu’à la construction d’une digue en aval, en 1990, elle se réduisait à mince filet d’eau pendant la saison sèche.  Aujourd’hui, la Mare, bien que peu profonde (1 m en moyenne) reste navigable en toutes saisons. La particularité de ce plan d’eau est sa grande variation saisonnière : 600Ha en saison des pluies, contre 120 Ha en fin de saison sèche.

Pendant l’été, les pluies sont abondantes dans la région, la Mare se remplit alors jusqu’à s’étendre jusqu’au fleuve Mouhoun, et les espèces aquatiques en profitent pour circuler : les poissons viennent frayer sur les bords du lac, et les hippopotames visitent le fleuve.

Pendant l’hivernage, les arbres qui étaient noyés se découvrent, reprennent vie ; le paysage se transforme.

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