Parc du W – Niger


Vaste espace et riche biodiversité
Conserver avec les populations
Classements

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Vaste espace et riche biodiversité

 

Le Parc du W, qui tire son nom de la forme que prend le fleuve Niger dans la partie nigérienne du parc, s’étale majestueusement sur trois pays d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso, le Bénin et le Niger. La biodiversité du Parc du W est si riche qu’il a depuis toujours été considéré comme une réserve naturelle.

On trouve encore aujourd’hui, dans la savane du W, quatre des cinq « Big Five » : l´éléphant, le buffle, le lion et le guépard, et quelques uns des mammifères disparus ailleurs dans la sous-région, comme la hyène et le léopard. Parmi les herbivores, on rencontre souvent l’hippotrague, les cobs, ou le guib harnaché, et avec plus de 450 espèces différentes, les oiseaux pullulent.

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Années 2000 : conserver avec les populations

Alors que pendant la colonisation et au début des indépendances les populations étaient exclues de la conservation – expulsées de leurs terres pour en faire des réserves de faune -, l’échec du processus (braconnage et perte de faune) a poussé au changement de paradigme à partir des années 80: pas de conservation sans les populations. De façon concomitante, ces pays ont connu un mouvement de décentralisation depuis les années 2000.

Ces deux facteurs ont amené les gestionnaires du Parc W à travailler vers une politique de conservation participative.

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Classements

Le Parc du W est un ensemble d’écosystèmes riches et rares, ce qui lui vaut d’être classé comme site préservé. D’abord, la partie nigérienne est classée comme site RAMSAR, sur la liste des zones humides d’importance internationale et comme habitat des oiseaux aquatiques.

Les parties Burkinabé et Béninoise seront classées RAMSAR respectivement en 1990 et 2007.

W NigerEn 1996, le Parc W du Niger est classé « réserve de biosphère » par l’UNESCO. Et en 2002, l’UNESCO désigne l’intégralité du Parc W comme la première réserve transfrontière.

Les réserves de biosphère délimitent des espaces dont la biodiversité est exceptionnelle. Le programme de l’UNESCO « L’Homme et la Biosphère », vise à y préserver la biodiversité avec les communautés. Les réserves de biosphère sont également les lieux privilégiés de partenariats scientifiques sur l’étude de la faune et de la flore.

Aujourd’hui, le Bénin, le Burkina Faso et le Niger collaborent pour unifier leurs politiques environnementales dans le W. Un « point triple », à la frontière des 3 pays, a été créé et des équipes de forestiers issus des trois nationalités patrouillent dans la région transfrontalière.

Le Parc du W fait partie du système écologique WAP, qui réunit le W et les parcs d’Arly et de la Pendjari, dans l’objectif de trouver une unité de réflexion et d’action.

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